Le Terminal des Bus de Cordoba

Le Terminal des Bus de Cordoba
En forme de demi-lune

Le hangar de production

Le hangar de production

Le feu sous le four

Le feu sous le four

La coulée de cire

La coulée de cire

Le "lingot" de cire

Le "lingot" de cire

Lever de soleil

Lever de soleil

Réchauffage des "lingots"

Réchauffage des "lingots"

Le laminoir

Le laminoir

Début du laminage

Début du laminage

Préparation du laminoir gauffré

Préparation du laminoir gauffré

Le refroidissement

Le refroidissement

Le refroidissement est primordial

Le refroidissement est primordial

Un coup de main bienvenu

Un coup de main bienvenu

Le laminoir de découpe

Le laminoir de découpe

La galette terminée

La galette terminée

vendredi 12 juin 2009

Le voyage vers La Para.

Nous sommes décidés à retrouver des amis dans le petit village de La Para à quelques 185 km de la ville Cordoba en Argentine. Partis la veille au soir du terminal de Mar del Plata, nous passerons la nuit à voyager, pour arriver au terminal en forme de demi -lune de Cordoba. Toujours impressionnant ces cars et ces terminaux automoteurs qui fleurissent dans toute l'Argentine. Nos amis nous attendent et nous sommes heureux de les retrouver.Heureusement qu'ils sont venus nous chercher malgré la distance car nous devions reprendre un autre car, destination La Para. Aguerri au trafic urbain argentin, il se faufile dans toutes les rues de Cordoba pour reprendre la route du nord-est vers La Para. Nous nous arrêterons dans une petite bourgade à mi-route pour y déjeuner. Les menus, en Argentine sont simples et peu variés; il est facile ainsi de construire son menu. Après cet excellent repas, nous repartons vers notre destination finale: La Para.
Arrivée à destination. Charmant petit village tranquille, loin des problèmes récurants des grandes villes; ici, le vélo peut rester sur le trottoir le temps d'une emplette. La porte est ouverte. Enfin! Rien ne vaut la campagne pour une vie heureuse.
Nous faisons un rapide tour du propriétaire pour nous retrouver, déjà, dans la fabrique qui nous interresse, la cire d'abeilles. Benoît et son épouse Mari sont déjà à l'oeuvre depuis le matin et il est en train de couler la cire sur le temps que Mari prépare le matériel. Nous prendrons donc, la fabrication en cours; sans oublier, bien entendu, les commentaires du papa qui, lui, nous montrera les phases antérieures. Nous commencerons ce périple par le feu sous le four qui fond la cire. Un bon feu de bois qui transmettra sa chaleur à la cuve.La cire est fondue après avoir été découpée à la hache pour en avoir de petits morceaux, ce qui favorisera sa fonte.Cette cire fondue restera à température jusqu'à la fin du coulage dans les platines. Du temps et de la patience. Le travail manuel est ici de mise car la cire se solidifie très rapidement.Un nombre suffisant de platine doit être prévu pour couler la cire du four à celles-ci.Une fois les premières remplies, il est important de faire de la place pour les suivantes.Nous appelerons cette coulée: des "lingots." Ces platines doivent être remplies pour y faire un "lingot" d'environ 1 kg.
Ces "lingots" refroidiront ainsi jusqu'au lendemain.

En attendant, une petite explication sur ce processus. Cette cire sera refaçonnée en forme de galettes avec le dessin incrusté du "nid d'abeilles" en forme hexagonale. Ces galettes seront placées ensuite par l'apiculteur sur des cadres en bois et replacées dans la ruche pour que le cycle recommence. C'est à dire qu'avec ces galettes, on a favorisé le travail de l'abeille qui a déjà toutes ses alvéoles prêtes. Ces abeilles viendront y déposer une cire de leur composition pour amplifier les alvéoles et y déposer leur pollen qui se transformera en miel. Une fois l'alvéole remplie de miel, elles refermeront celle-ci par un bouchon de cire et passeront à la suivante. Lorsque l'apiculteur récolte son miel, il débloque tous les bouchons de cire des alvéoles et dépose le cadre dans une centrifugeuse pour y extraire le miel. ce cadre ne pourra vivre éternellement et pour finir sera détruit, refondu pour en faire des "fontes" de 10-20-60 kgs qui reviendront chez le fabricant-transformateur de cire.Le lendemain, aux aurores...et au chant du coq, c'est vrai, nous sommes à la campagne (cela faisait longtemps!), après un somptueux petit-déjeuner (pan con chicharon, pan casero, miel criolla, dulce de leche...), nous sommes prêts à suivre cette transformation.
Benoît et Mari sont déjà en place depuis 5H00. C'est un travail de chaque instant et il n'y a pas lieu de chômer. La cire, elle, n'attend pas. Il a déjà placer une autre cuve en route et y déposera au fur et à mesure les différents déchets qui se feront pendant la confection des galettes.Mari prépare la table de confection, les bidons de recyclage et les boîtes de confection du produit fini.
Les "lingots" ont été placés tel quel, après avoir été démoulés, dans un bac de réchauffement à environ 45°C.Lorsqu'ils sont à bonne température, Benoît les prend un par un pour les passer dans un laminoir plat qui va les amincir de moitié. Cela favorisera le passage dans le laminoir final pour que celui-ci ne "broute" pas lors de l'introduction des plaques.
Ces "lingots" amincis seront placés dans un nouveau bac plus long et réchauffera de nouveau la cire à cette température de 45°C. Il faut alterner tout ce travail pour que tout les "lingots" ,fait la veille, soyent à bonne température pour l'opération finale.
Benoît rafraîchit les tambours gauffrés du deuxième laminoir avec de l'eau froide et savonneuse.Il est à ce moment prêt à mouler les plaques.
Une fois la plaque réchauffée, Benoît la prend du côté de l'entrée du laminoir gauffré et introduit le début de la plaque jusqu'au moment où Mari la reçoit et la guide sur la table de travail.Benoît pendant ce travail, refroidit toujours les rouleaux pour éviter que la cire ne colle et ne s'enroule dans les rouleaux.
Cette malfaçon est très rapide et fait perdre beaucoup de temps lorsqu'on n'est pas attentif au travail à faire.
Le laminage gauffré de ces plaques s'empile sur le côté en attendant que tous les plaques soyent passées.
Il va falloir avec ces grandes feuilles gauffrées en faire des feuilles rectangulaires bien découpées et régulières. Sur le temps que Benoît passe ces feuilles dans les laminoirs de découpe, Mari reçoit les feuilles rectangulaires prévues, retire les bavures des côtés et plie ces feuilles en arcodéon.
Elle les empile ensuite sur une table et lorsque toutes les feuilles sont découpées, il lui appartient d'en faire la vérification visuelle pour voir si ces feuilles sont toutes régulières et sans défaut.
Chaque paquet sera pesé pour avoir une moyenne de poids de 10kg par paquet. Benoît terminera le nettoyage des machines et la mise en boîte des feuilles de cire.
L'apiculteur pourra dès lors venir rechercher son bien.
Tous les déchets seront refondus le lendemain dans un autre bain et le travail reprendra pour une autre commande.
Les apiculteurs amènent leur "fonte" de cire qui restera là en stock sur le temps de la transformation.
Ceux-ci sont très pointilleux sur le travail demandé à Benoît car ils n'aiment pas mélanger leur produit aux autres. Les maladies chez les abeilles sont très répandues et un essaim est vite perdu dans ce cas.
Voilà notre apprantissage (en gros) du travail de la cire d'abeilles chez nos amis Benoît et Mari.
Ils ont encore beaucoup de nouveautés agricoles à nous enseigner. Mais ce sera pour un autre voyage.
Nous avons connu les alentours de La Para, mais ce sera pour le prochain blog.
A vous Mari et Benoît, nous vous remercions pour votre chaleureux acceuil.